Anthropologie des relations amoureuses

Anthropologie des relations amoureuses

L’amour ne suffit pas et notre bonne volonté se heurte rapidement à d’importantes différences entre les sexes. Pour comprendre les différences homme-femme, il faut observer nos plus proches cousins, les primates. À l‘origine il n’y avait ni couple ni famille, ni domination d’un sexe sur l’autre, ni violence.

Mais de nombreuses évolutions ont eu lieu depuis la Préhistoire. Le couple moderne est une invention récente. Pourtant pour Philippe Brenot, "Nous avons, hommes et femmes, deux sexualités qui n’ont pas été faites pour vivre ensemble et surtout pas en monogamie de longue durée".

Anthropologue et thérapeute de couple, il nous montre combien les hommes et les femmes se sont construits avec une sensibilité, des émotions, des manières d’agir différentes qui rendent difficile la vie ensemble et nous donne les clés pour décoder l’autre et le comprendre.

Extraits de l'entretien avec Philippe Brenot

"Je ne parle que des couples hétérosexuels, ces codes différents dont on va parler, qui ne sont pas politiquement correct parce que dans le post-féminisme et les études sur le genre, un homme et une femme doivent être identiques. Non, il ne le sont pas. Ce sont des stéréotypes. La plupart sont de culture, certains sont peut-être de nature... mais aujourd'hui on est obligé de faire avec".

"Dans les couples d'il y a 20 ou 30 ans, il y avait beaucoup plus de névroses".

"L'ocytocine est l'hormone du lien. Après quelques temps de relation, elle va baisser… Les couples qui durent sont ceux qui arrivent à accepter la perte de la passion pour passer à l'amour durable. Le gros problème aujourd'hui, c'est que la plupart des couples ne désirent pas vivre un couple amoureux mais un couple passionnel. Dès que ça devient un tout petit peu tiède, ça ne va plus, on se sépare".

"L'outil de la domination masculine, c'est le mariage."

"Les femmes ont développé un langage avec des choses plutôt non-dites, pour essayer de ne pas être perçues d'une domination masculine qui devait être assez oppressive et étouffante. Ce langage-là n'est pas compris par les hommes ou très peu, alors que je pense que les femmes comprennent beaucoup mieux ce que disent les hommes de façon explicite".

https://www.franceinter.fr/emissions/la-tete-au-carre/la-tete-au-carre-08-mai-2019

Retour

Archives

Pas d'articles en archives.